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Rue François VervloetCamstraete (ancien nom)
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Les communes > Uccle > Rue François VervloetDescription (historique/actualité/....)
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Odonyme
Il ne faut pas confondre François Vervloet (1806-1887), instituteur et pédagogue d'Uccle, avec son homonyme, le peintre belge François (Frans) Vervloet (1795-1872), originaire de Malines, célèbre pour ses paysages italiens et ses vues de Venise. Malgré cette homonymie, les deux hommes n'ont pas la même biographie ni la même carrière. Contrairement à ce que certaines sources indiquent aujourd'hui, la rue François Vervloet à Uccle fut initialement dédiée à l'instituteur ucclois et non au peintre.
Né à Bruxelles le 20 novembre 1806, François Vervloet consacra l'essentiel de sa vie à l'enseignement primaire. Après avoir exercé comme instituteur à Schaerbeek puis à Molenbeek-Saint-Jean, il fut nommé en 1836 instituteur communal à Uccle. Il dirigea ensuite l'école communale de Calevoet pendant plus de trente ans, jusqu'à sa retraite en 1868. Très estimé de ses contemporains, il marqua plusieurs générations d'élèves par son dévouement et sa conception exigeante mais bienveillante de l'enseignement.
Vervloet fut également un auteur pédagogique reconnu. Il rédigea plusieurs ouvrages destinés à l'enseignement élémentaire, notamment des manuels de lecture, de calcul et de morale, qui connurent une large diffusion dans les écoles belges au milieu du XIXᵉ siècle. Son travail s'inscrivait dans le mouvement de modernisation de l'enseignement primaire, alors en plein essor, et contribua à améliorer les méthodes d'apprentissage utilisées dans les écoles communales.
Après son décès à Uccle le 6 mai 1887, son souvenir demeura vivace dans la commune. Le 13 juin 1916, le Conseil communal décida de rebaptiser l'ancienne rue de l'Enseignement en rue François Vervloet, afin d'honorer celui qui avait consacré sa vie à l'instruction des enfants ucclois. Cette décision témoignait de la reconnaissance de la commune envers l'une de ses figures marquantes de l'enseignement.
D'autres sources mentionnent un nom ancestral du chemin primitif: Camstraete ou Campstraet (plan Popp 1866). Selon la revue du Folklore Brabançon n°173 (03/1967) ce nom provient d'une ancienne brasserie Cam. Cette dernière source précise que ce chemin reliait la chaussée d'Alsemberg à Drogenbos.
Une rue en deux parties
La rue présente une particularité urbanistique : elle existe en 2 tronçons distincts.
- au nord-est du parc : entre la gare d'Uccle-Calevoet et le parc parc Keyenbempt. Longueur d'environ 160 mètres jusqu'à l'orée du bois.
- au sud-ouest du parc Keyenbempt : un tronçon de +/- 560 mètres va jusqu'à la frontière flamande à Drogenbos.
Il faut noter que les deux parties appraissent déja sous leur forme primitive (des chemins) dans le plan Ferraris de 1777. La partie nord étant il est vrai bien plus courte et menue.
On peut donc conclure que lors que fut attribué le nom actuel, les élus misèrent sur le fait que le chemin primitif deviendrait carrossable malgré le Keyenbempt. Ce quine fut finalement pas le cas et ne le sera jamais vu le classement du site.
Sources
- Revue Ucclensia n°146, 05/1993.
- Revue du Folklore Brabançon n°173 (03/1967)





