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 Monument des Eaux du Bocq

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Biographie contextuelle

ReflexCity ne cherche pas à retracer la biographie complète des célébrités, ce qui ferait double emploi avec une multitude d'autres sites bien plus détaillés et précis, que chacun peut aisément consulter. Nous nous limitons ici à situer sommairement la personnalité et à mettre en évidence ses liens avec la région bruxelloise, chronologiquement et géographiquement.
Dans les monuments bruxellois, c'est indiscutablement celui qui a l'histoire la plus courte et la plus mouvementée.
En dix ans, elle a fait l'objet d'un nombre invraisemblable de délibérations au Conseil communal de Saint-Josse-ten-Noode.
D'abord sur le principe de le construire ou pas, en hommage à l'œuvre d'Armand Steurs.
Après bien des discussions son édification est décidée et un concours est organisé. Il est remporté par L. Kemmerich.
Il est d'abord question de l'installer place Charles Rogier, puis, après moult discussions, il est édifié non loin de la Maison communale, en bordure du square Henri Frick.
Il est inauguré le 6 juin 1909 et l'eau potable en coule à flots. Très rapidement surgissent à nouveau des polémiques : les factures d'eau de l'intercommunale sont trop salées ! On le déménage boulevard Bischoffsheim, dos à la place des Barricades, mais plus une goutte n'en coule : il est devenu un grand "bac à fleurs", puis survient la Première Guerre mondiale. Le Soir Illustré de septembre 1916 l'appelle "un des monuments les plus affreux de la capitale".
Dès la libération, le Conseil communal se met à discuter de sa démolition ; les échanges sont vifs. Sa suppression est décidée le 3 décembre 1919, mais elle ne sera pas totale : sa petite partie vouée à Armand Steurs sera conservée et retrouvera sa place au square Henri Frick.

Source : Saint-Josse, Centenaire d'une Maison communale