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Section :
Résistance ganshorenoise
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Description (historique/actualité/....)
:
Biographie contextuelle
ReflexCity ne cherche pas à retracer la biographie complète des célébrités, ce qui ferait double emploi avec une multitude d'autres sites bien plus détaillés et précis, que chacun peut aisément consulter. Nous nous limitons ici à situer sommairement la personnalité et à mettre en évidence ses liens avec la région bruxelloise, chronologiquement et géographiquement.
Le résistant ganshorenois type est un homme francophone marié, d'un âge mûr (30-50 ans), appartenant à la classe moyenne, ayant connu la guerre 14-18 et motivé par le patriotisme et un sentiment anti-allemand. Mais il y a une grande diversité parmi ceux qui ont été identifiés, par exemple 14% de femmes, 24% de néerlandophones (57% des résistants impliqués dans la presse clandestine), 18% de la classe ouvrière/sans profession et 18% de la classe moyenne supérieure/dirigeante. C'étaient surtout des civils: seuls 12% faisaient partie du contingent de 40-45 et 7% de celui de 14-18.
Il y a eu 45 arrestations majoritairement par la Gestapo/Sipo-SD. Sur 18 jugements documentés, 9 furent déportés, les autres emprisonnés et 3 condamnés à mort.
Leurs domiciles étaient très répartis dans la commune, avec plus de 10 répertoriés avenue Charles-Quint, rue de Rivieren et rue Communale.
Ils ont fait partie d'au moins 25 réseaux différents de renseignement, dont plus de 10 pour les réseaux Zéro, Luc-Marc et Athos. Ils ont contribué à plus de 50 organes de presse clandestine, majoritairement pour la Libre Belgique.
La commue a honoré officiellement 12 résistants morts en captivité entre 1942 et 1945:
- Richard Braibant, Edmond De Cock, Joseph Druez, Guy Mottard, Emile Hoeymans, Louis Banken, Willy Chambon, Mathieu De Jonge, Alfred Doulceron, Henri Fieuillien, Léon Matheys, et Jacques van Dorpe.
Elle a honoré également 3 résistants morts au combat et un inconnu:
- Roger Abeels, Gerald Sorensen (USA), Albert Lacroix et F. Vanden Broeck.
Ils figurent sur le monument aux morts et la plupart d'entre eux ont une rue à leur nom.
Parmi les résistants notoires qui ne se sont pas fait prendre, on compte notamment le bourgmestre en fonction Joseph Peereboom qui organisa dès avant la capitulation, en 1939, un réseau d'hébergeurs potentiels pour soldats démobilisés (où furent cachés des réfractaires dès 1941) pour lesquels ils fournit lui-même des tickets de rationnement. Il fournit également à la résistance de quoi confectionner des faux papiers.
Sources:
- Gregory Verbaanderd (2024) Ganshoren, base arrière de la résistance bruxelloise ? Séminaire d'histoire de la période contemporaine , UCL
- https://bel-memorial.org/
- histoire orale de la famille Geeroms-Vander Perre.

