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 Rue Royale
  Rue Royale Neuve

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Description (historique/actualité/....) :

Biographie contextuelle

ReflexCity ne cherche pas à retracer la biographie complète des célébrités, ce qui ferait double emploi avec une multitude d'autres sites bien plus détaillés et précis, que chacun peut aisément consulter. Nous nous limitons ici à situer sommairement la personnalité et à mettre en évidence ses liens avec la région bruxelloise, chronologiquement et géographiquement.
Le premier tronçon

Le premier tronçon de la rue Royale, œuvre de l'architecte Guimard, est tracé de 1776 à 1780. Il relie, en longeant le Parc de Bruxelles, la place Royale (alors place de Lorraine) à la place de Louvain
Il s'arrête au carrefour formé par le Treurenberg, la rue de Louvain et le Vieux chemin de Schaerbeek qui deviendra rue Notre-Dame-aux-Neiges. Ce lieu porte le nom de « Vieux-Marché-aux-Bêtes ».

Second tronçon : rue Royale-Neuve

En 1821, l'idée de relier le palais royal de Bruxelles au palais de Laeken prend racine.
L'arpenteur bruxellois Godfurneau est chargé de rentrer un projet se développant de la place de Louvain à la porte de Schaerbeek.
En février 1822, le roi Guillaume signe l'arrêté autorisant le début des travaux.
Les plans sont dressés par l'architecte H.L.F. Partoes et l'ingénieur Werry.
La première pierre est posée en juin 1822 par le bourgmestre De Wellens.
Pour l'ouverture de cette voie urbaine de nombreuses rues transversales du quartier Notre-Dame-aux-Neiges seront amputées : rue de Louvain, rue Notre-Dame-aux-Neiges, rue de l'Abricot, rue de l'Épingle et rue de la Sablonnière.
Le projet prévoit de mettre la rue Royale-Neuve au même niveau que la rue Royale.
Mais le terrain possédant une déclivité importante, les travaux de terrassements sont très importants.
Les travaux terminés, la rue Royale-Neuve surplombe le quartier des Bas-Fonds de 15 m.
En attendant l'urbanisation des lieux, on munit ce côté de garde-fous.

Dès 1825, le côté Notre-Dame-aux-Neiges se couvre de superbes hôtels de maître.
L'extrémité de la rue était clôturée par les pavillons de l'octroi dessinés par l'architecte de la Ville N.Roget en 1826-1827. Ils seront reconstruits en 1858 selon les plans de l'architecte Joseph Poelaert.

Si la rue Royale-Neuve se couvre de beaux immeubles, un vaste terrain donnant sur les Bas-Fonds reste inoccupé.
Les urbanistes n'arrivent pas à un accord pour relier la rue Royale-Neuve au quartier des Bas-Fonds.
En 1847, l'architecte Cluysenaar met finalement tout le monde d'accord en proposant de créer une place en demi-cercle débouchant sur un double escalier monumental dévalant vers les Bas-Fonds et préservant ainsi la vue panoramique sur Bruxelles.
Cette place, baptisée « place du Congrès », accueillera en 1851 la colonne du Congrès, œuvre de l'architecte Joseph Poelaert.

Au début du XXe siècle ce tronçon sera occupé, côté numéros impairs, par des commerces très spécialisés dont certains s'honorent du titre "fournisseur breveté de la Cour". Vers 2000 il en subsistait une demi-douzaine.


Troisième tronçon : rue Royale extérieure

En 1824 fut décidé son prolongement de la porte de Schaerbeek, sur le territoire de Saint-Josse-ten-Noode, et jusqu'à la place de la Reine à Schaerbeek. Mais ce n'est qu'en 1827 que la Ville acheta la plus grande partie des terrains nécessaires et l'année suivante qu'un AR (31.03.1828) permit l'expropriation des derniers terrains.
La rue Royale extérieure, comme elle s'appela jusqu'en 1851, fut tracée sur les hauteurs séparant les vallées du Maelbeek et de la Senne,


Rue Royale (nom unifié)

En 1851, par décision du Conseil communal, l'appellation rue Royale-Neuve disparaît, toute l'artère devenant simplement rue Royale.

En 1875, la restructuration de Notre-Dame-aux-Neiges provoque la démolition et la reconstruction de nombreux immeubles côté impair de la rue.