Depuis le parking Ecuyer (arrière de la place de la Monnaie). Vers 1980 par © Dada

Rechercher un nom, un lieu:







Section :

 Théâtre de Toone
  Petite rue des Bouchers n°21

Photo(s) (27)
[+1 photo dans les sous-sections ci-dessous]

Repérage sur plans


Sous-sections :

  1   José Géal (Toone, Théâtre de Toone, Toone VII)
      Jean-Baptiste Hembauf (Toone IV)
      Jean-Antoine Schoonenburg (Toone III)
      Daniel Vanlandewijck (Toone V)
      Georges Hembauf (Toone III)
      François Taelemans (Toone II)
      Nicolas Géal (Toone VIII)
      Antoine Genty (Toone I, Toone)
      Pierre Welleman (Toone VI)

Classement de la section:

Les communes > Ville de Bruxelles > Le pentagone > Petite rue des Bouchers >  Théâtre de Toone

Encyclopédie > Zwanze et folklore bruxellois > Mots brusseleirs pittoresques >  Théâtre de Toone

Les communes > Ville de Bruxelles > Le pentagone > Ilot Sacré > Rue du Marché aux Herbes > Impasse Sainte-Pétronille >  Théâtre de Toone

Les bâtiments > Les lieux fonctionnels > Les théâtres >  Théâtre de Toone

Description (historique/actualité/....) :

A cette hauteur s'ouvre la charmante impasse Sainte-Pétronille (rue Marché aux Herbes n°66).
Au bout du couloir l'espace s'élargit sur un estaminet avec terrasse et l'entrée du théâtre royal de Toone qui comprend un musée de la marionnette.

Historique

Le Théâtre royal de Toone est un théâtre de marionnettes bruxellois, actif depuis 1830, année de l'Indépendance.

Il se dit que les marionnettes tirent leur origine d'une ordonnance de Philippe II d'Espagne, qui fit fermer les théâtres pour éviter qu'ils ne deviennent des lieux de rassemblement qui auraient accentué l'hostilité à son égard. Les Bruxellois auraient alors remplacé les comédiens par des 'poechenelles' (marionnettes) dans des théâtres clandestins.
Dès le début du XIXe ils constituent à Bruxelles un divertissement populaire apprécié.
Le théâtre de marionnettes permet une grande liberté de ton, ne demande pas beaucoup de moyens et peut se déplacer.

Depuis sa fondation dans le quartier des Marolles, neuf montreurs se sont succédé dans la dynastie Toone.

Toone I, dit Toone l'ancien : Antoine Genty (1804-1890), Marollien, peintre en carrosserie le jour, marionnettiste le soir. Il ne sait lire ni écrire et fabrique lui-même ses marionnettes. Il se soucie peu de la vérité historique et raconte des légendes populaires, des épopées médiévales et des pièces d'inspiration religieuse à un public fidèle, durant une carrière de 45 ans.

Toone II, dit Jan van de Marmit : François Taelemans (1848-1895), Marollien, ouvrier peintre, ami de Toone I. Il fait son apprentissage de marionnettiste aux côtés de Toone l'ancien et lui succède tout en poursuivant la tradition. Il doit changer à plusieurs reprises de cave pour des raisons d'hygiène et de sécurité.

Toone III : à la mort de Toone II, suit une période mouvementée, la réputation de Toone est enviée et une quinzaine de théâtres concurrents tentent de s'approprier le nom :
- Toone III, dit Toone de Locrel (du nom de l'impasse où il s'établit) : Georges Hembauf (1866-1898), Marollien, ouvrier passementier. Formé par Toone II, il donne à son théâtre une ampleur nouvelle : nouveau répertoire, décors et marionnettes, ce qui lui permet de garder son public, malgré la concurrence. Faits exceptionnels dans la tradition : son épouse interprète les rôles féminins ; son fils sera nommé Toone IV, ce sera la première fois que la succession sera héréditaire.
- et Toone III, dit Jan de Crol en raison de sa chevelure bouclée (boucle = crol) : Jean-Antoine Schoonenburg (1852-1926), Marollien, chapelier. Initié chez Toone l'ancien, il recourt à une méthode plus évoluée : il lit des romans, prend des notes, élabore un canevas et à partir de là il improvise les dialogues devant son public. Ses représentations peuvent parfois durer deux mois durant lesquels, chaque soir, les mêmes habitués viennent assister au spectacle. Forcé d'abandonner ce métier devenu peu rentable, il cède son théâtre à Daniel Vanlandewijck, futur Toone V, et se suicide par pendaison au milieu de ses marionnettes.

Toone IV : Jean-Baptiste Hembauf (1884-1966), Marollien, fils de Toone de Locrel. Associé à un fabricant de marionnettes, Antoine Taelemans (fils de Toone II), il dirige son théâtre pendant 30 ans. Mais avec la Première Guerre mondiale et l'apparition du cinéma, Toone IV se voit obligé de fermer les portes de son théâtre. Les « Amis de la marionnette », groupe de mécènes, sauvegardent les marionnettes bruxelloises et permettent à Toone IV de reprendre ses activités. Il crée Le mystère de la Passion, pièce de Michel de Ghelderode écrite à partir de la tradition orale.

Toone V : Daniel Vanlandewijck (1888-1938), ouvrier de fabrique. Il rachète le jeu de Toone III dit Jan de Crol. Victime de la crise du public et des exigences d'hygiène imposées, il arrête ce métier et vend ses marionnettes. Racheté par les « Amis de la marionnette », ce patrimoine est heureusement sauvegardé.
Des personnalités participent à la défense de ce patrimoine dans les années 1930, parmi elles l'écrivain Michel de Ghelderode dans une émission radio et dans un texte intitulé Toone, roi des Marolles. Il se met ensuite à écrire pour les marionnettes bruxelloises. Plus tard d'autres de ses œuvres seront adaptées par Toone VII.

Toone VI : Pierre Welleman (1892-1974), ouvrier vulcanisateur. D'abord associé à Toone V, il lui succède ensuite avec ses quatre fils. Durant la Seconde Guerre mondiale une bombe tombe à côté de son atelier et détruit 75 marionnettes. La télévision et le football représentent de nouveaux concurrents. Frappé d'expropriation, Toone VI, découragé, commence à vendre ses marionnettes.

Toone VII : José Géal (1931-), comédien, il découvre le Théâtre de Toone et fonde sa propre compagnie. Lorsqu'en 1963, épuisé par les difficultés rencontrées pour sauvegarder ce folklore bruxellois, Toone VI arrête de jouer, José Géal devient officiellement Toone VII. Ne trouvant pas de lieu idéal pour installer son théâtre dans le quartier des Marolles, il s'installe à deux pas de la Grand-Place. En 1971, la Ville de Bruxelles rachète la maison de Toone pour aider Géal à faire survivre ses marionnettes. Toone VII s'adapte à son temps : il adapte le répertoire et le traduit en plusieurs langues. Il attire ainsi un nouveau public : touristes, étudiants, fidèles et curieux remplacent aujourd'hui les spectateurs marolliens.

Toone VIII : Nicolas Géal, comédien, fils de José Géal, il est couronné Toone VIII le 10 décembre 2003. Sa première création en 2006 est un Roméo et Juliette d'après William Shakespeare.

C'est certainement la seule scène de la ville à encore proposer des spectacles en Brusseleir.

Source :

Cette remarquable et complète histoire de Toone est quasi exclusivement tirée de WIKIPEDIA.

Site officiel : http://www.toone.be