Vue depuis le parling Ecuyer. Vers 1978. © Dada

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 Marché au Bois
  Marché aux Bois

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Description (historique/actualité/....) :

On retrouve indication de ce marché sur des cartes du moyen-âge à la fin du XIXe siècle.
Il s'est probablement (à valider) achevé lorsque fut rasé le quartier de la Putterie.

La place du Marché au Bois est délimitée par la rue de Loxum, rue des Colonies, rue Montagne du Parc, rue Ravenstein, Cantersteen et rue de la Putterie.

Le Marché-au-Bois prend son nom au XIVe siècle.

A l'angle de la rue du Marché au Bois et de la rue de Loxum se dressait l'hôtel d'Ursel. Il accueille pendant deux ans les bureaux de l'hôtel de Ville qui avait été fortement endommagé par le bombardement de 1695.
La façade monumentale de l'hôtel d'Ursel reconstruite en 1730 avait une largeur de trente mètres. Le côte droit, rue de Loxum, avait une envergure de trente-cinq mètres et comportait les parties les plus anciennes.

En 1853, la Ville de Bruxelles baptise le lieu « rue Marché au Bois ».

En 1960, malgré une ordonnance de classement de la Commission des Monuments et Sites, l'hôtel d'Ursel est démoli.

A sa place, on construit, de 1962 à 1963, l'hôtel Westbury (ensuite tour du Lotto).
Cette tour de 23 étages, haute de 80m, était considérée à l'époque comme l'hôtel le plus moderne et le plus haut d'Europe. Les 8 premiers étages sont réservés aux bureaux. Les chambres et les suites occupent l'immeuble du 9e au 24e étage. Quatre ascenseurs, les plus rapides d'Europe (3,75m/sec), desservent l'hôtel qui compte 265 appartements. Au dernier étage, un restaurant de 600m² peut accueillir 200 personnes qui pourront découvrir l'un des plus beaux panoramas de la ville.
Hôtel de haut standing, il devait accueillir les touristes américains qui allaient envahir l'Europe.
Dix ans après sa construction, il est mis en faillite. Aucun repreneur ne s'étant présenté, la Loterie Nationale y installe ses bureaux de 1978 à 1998.

En 1995, François-Xavier de Donnea, bourgmestre de Bruxelles, et Henri Simonis, échevin de l'urbanisme, émettent l'idée de raboter seize tours considérées comme des aberrations urbanistiques...
La tour du Lotto en fait partie.

Plus de 40 projets sont déposés et subissent les enquêtes publiques, les commissions de concertation et les recours au Conseil d'Etat.

Finalement, les bureaux d'architecture Art et Build, associés à Henri Montois, emportent le marché avec un bâtiment elliptique de verre et métal de 15 étages complété par un bâtiment de 8 étages rue de Loxum.
Le 4 juillet 2006, Fortis devient propriétaire de l'immeuble et le baptise « Central Plaza »
Le bâtiment compte 23 000 m² de bureaux répartis sur 15 étages